Présence matinale

Quelques mots pour accueillir le jour

S’accueillir

Chaque prise de conscience est une porte qui s'ouvre vers une compréhension de Soi, de ce que l'on est.  

Et puis un jour on réalise qu'on devient son propre refuge, cet espace sécurisant de paix et d'amour que l'on cherchait désespérément chez l'autre.  Ce socle puissant et stable.  

Une rencontre intime où l'émotion à commencer à être accueillie avec bienveillance. Dans cet espace sécure, et sacré, la tristesse autorisée à se déployer, s'est laissé ressentir pleinement. Il s'est assis au milieu de cette émotion et s'est laisser traverser, envahir, et prendre conscience que cette tristesse si douloureuse s'expanse et se met en mouvement. Par le mouvement la peine est devenue douceur, présence apaisante. Une tendresse qui a enveloppé le cœur, la lourdeur est devenue légèreté, la charge qui blessait est devenue réconfort, et la tristesse s'est révélé sous un autre visage, celui de la douceur retrouvée.  

Tous les petits enfants que nous sommes ont besoin de douceur, de réconfort et de pleins d'autre chose, mais rien ne vaut l'attention bienveillante et la douceur....  

Soyons doux et bienveillant avec nous-même.  

L’écoute

L'écoute, c'est une ouverture, à soi, à l’autre, à l'environnement.  

L'écoute ne peut avoir lieu que dans la présence profonde et sans filtre.

L'écoute invite à ressentir, ressentir pleinement, dans son corps. Percevoir au-delà du mental, accueillir les sensations, les émotions, les vibrations qui émergent, sans les bloquer, ni les interpréter immédiatement.  

C'est un état d'ouverture et de disponibilité. Pas d'attente, juste Être en réception, à disposition de ce qui cherche à s'exprimer. 

De même s’écouter soi-même, c'est reconnaître ses propres ressentis corporels, ses intuitions, ses besoins, avec bienveillance, sans jugement, ni résistance… 

Plus le consultant développe l'écoute intérieure, plus la séance devient authentique et offre un espace de présence pure, sans projections ni filtres.  

Dans cet état d'ouverture, l'échange devient une véritable rencontre, où la compréhension et la connexion se tissent bien au-delà des mots. Une résonance subtile du vécu partagé. 

Les silences des enfants perdus

Il y a des silences plus lourds que  d'autres, ceux qui résonnent dans un ventre vide, ceux qui hurlent dans des bras restés sans poids, ceux qui s'insinuent dans l'ombre des espoirs effondrés.
L'attente d'un enfant est une prière muette, un rêve que l'on caresse du bout des doigts, une promesse que l'on fait à soi-même et à l'avenir. Mais quand ce rêve se brise encore et encore, quand le corps devient un champ de bataille entre l'espoir et la résignation, la douleur s'ancre profondément. Les attentes interminables creusent un vide que rien ne comble, cette étrange impression d’être un refuge déserté.
Et puis un jour, on vieillit. Les saisons passent et aucun enfant ne grandit dans les couloirs de la maison. Il n’y aura pas de rires dans la cuisine, pas de petit corps blotti dans les bras, pas de regards fiers ou inquiets sur une  descendance. L’avenir se dessine sans l’écho d’une voix qui dirait « maman » ou « papa ». C’est un deuil, un lent apprivoisement du vide. Puis on  cesse d’attendre ce qui ne viendra  plus, et on apprend à cultiver ce qui  est encore là. Il y a d’autres manières d’aimer, d’autres façons de  transmettre, d’autres chemins pour  donner du sens à ce que l’on est.
Ce n’est pas la vie que l’on avait rêvée.  Mais c’est une vie, et elle mérite d’être  vécue pleinement.